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Le Cercle est la création de Thierry Gaulin, professeur d'histoire et géographie, ufologue du Languedoc-Roussillon, enquêteur de terrain et, à l'occasion, auteur.
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    Le commandement interarmées de l'espace (C.I.E.) a été créé par la France en 2010. Voir la rubrique "Les institutions et la recherche sur les P.A.N.

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Vous avez été le témoin d'un phénomène inexpliqué, vous avez vu un O.V.N.I., vous vivez dans le
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 12:16

    C'est la question que beaucoup se posent. L'ufologie est censée être l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés, mais peut-on réellement définir cette "discipline"? 
    Le mot lui-même a une origine mixte: de l'anglais Unidentified Flying Object ou objet volant non identifié et du grec logos, le discours, l'ufologie serait donc le discours sur les O.V.N.I. ou plutôt les P.A.N. comme on dit aujourd'hui.
    Toutefois, en ufologie, on ne se contente pas de discourir sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Enfin, si on est quelque peu sérieux. On recueille les témoignages, on enquête auprès des gendarmeries, des aéroports et de tous les services ou de toutes les personnes qui peuvent amener à une meilleure compréhension du phénomène. Les kilomètres s'accumulent, les coups de téléphone aussi, le cerveau bouillonne et les dossiers s'alourdissent. Les observations sont expliquées ou pas.
    Voilà la définition que Le Cercle propose mais il existe autant de définitions que d'ufologues...

Par Le Cercle - Publié dans : Définitions
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 12:39

    Quels rapides constats établir après une quinzaine d'années d'intérêt personnel pour les phénomènes aérospatiaux non identifiés?
    On ne peut faire l'impasse sur la rencontre avec les témoins. Le témoignage est à la base de toute activité ufologique.
    L'étude des P.A.N. doit se baser uniquement sur les faits et écarter toute approche en terme de croyance qui favorise bon nombre de dérives.
 
    Les P.A.N. méritent d'être pris au sérieux. Le phénomène existe, il est réel. Leur nature, une fois écartées les méprises, est sans aucun doute multiple et reste à déterminer.
    Mais laissons plutôt nos invités s'exprimer.

Par Le Cercle - Publié dans : Faut-il prendre les P.A.N. au sérieux? Oct. 2009
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 19:31

    Voilà plus de trente ans que les ufologues demandent au C.N.E.S. (Centre National d’Etudes Spatiales) de réitérer leur première tentative de coopération.

    Il fut en effet un temps où le G.E.P.A.N. (Groupe d’Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) invitait les enquêteurs privés de tous poils à une grande messe dont l’objectif était la coopération. 12 septembre 1978. Ce fut l’échec: les positions de chacun étaient trop divergentes.

    31 ans plus tard, les choses ont-elles changé ?


    Depuis 1978, dans tous les coins de France, nous entendions les ufologues protester. Que fait le G.E.P.A.N. ? Que fait le S.E.P.R.A. (Service d’Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux) ? Que fait le nouveau G.E.I.P.A.N. (Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) ? Quand va-t-il enfin ouvrir les yeux et coopérer avec nous autres, enquêteurs privés ? Nous avons tant à apporter.


    Et bien voilà qui est fait. Depuis quelques mois, le G.E.I.P.A.N. a créé les I.P.N. (Intervenants de Premier Niveau).


    Certains ufologues, échaudés de longue date, ont déclaré d’emblée que tout cela n’était qu’écran de fumée, promesses illusoires, vaines espérances. Opinion des plus respectables si l’on considère l’absence de relation qui a prévalue entre les deux parties depuis une trentaine d’années.


    D’autres ont dit : « Jouons le jeu. » Plus de quarante ufologues, expérimentés ou non, sont devenus I.P.N. L’idée était de laisser une chance à la nouvelle ouverture du G.E.I.P.A.N. Certes, le contrat passé entre le C.N.E.S. et ces particuliers était à sens unique : ni statut ni rémunération, ni couverture sociale ni reconnaissance. Pourtant, si l’accord était passé, c’est que chacun pensait pouvoir y trouver son compte. Et peut-être que cette première ouverture allait déboucher sur autre chose, de plus intéressant, de plus prometteur. Il fallait laisser le temps au temps.


    Parmi les engagements pris, il y avait une clause de confidentialité qui fut rompue par un I.P.N. Puis il y eut des problèmes avec un second, et un troisième… Ils furent déchus de leur absence de statut d’I.P.N.


    Certes, ils n’avaient pas respecté leur part du contrat, autrement plus exigeante que celle du G.E.I.P.A.N., mais la faute devait en incomber au G.E.I.P.A.N. En conséquence, une campagne de protestation fut organisée. Le G.E.I.P.A.N. était responsable, il fallait le désavouer, l’obliger à reprendre les I.P.N. déchus. A défaut, il devait revoir sa copie et proposer autre chose aux ufologues.


    Ceux-là même qui depuis trente ans réclamaient à corps et à cris la naissance d’une coopération entre les autorités et les particuliers s’en prenaient à la première tentative, certes imparfaite (le recrutement des I.P.N. s’est dans un premier temps fait sans véritable contrôle, ce qui fait que certains I.P.N. vont se révéler soit sans expérience soit des « illuminés »; également, le contrat passé entre I.P.N. et G.E.I.P.A.N., s’il a été accepté par les deux parties, n’est guère favorable aux I.P.N.), qui allait dans ce sens depuis 1978.


    Au risque de donner des arguments aux détracteurs habituels du G.E.I.P.A.N. et de le voir désavoué par le C.N.E.S. où l’on peut supposer sans crainte de se tromper qu’il n’y a pas que des partisans des activités de ce service généralement jugé « hors normes ». Au risque de voir ce service remis en question dans son existence même.


    Certes, le G.E.I.P.A.N. ne peut se prévaloir d’avoir fait avancer la « cause » de l’ufologie française autant que l’ufologie privée (nous devons bien plus à des Aimé Michel, Jacques Vallée et autres Jean Sider qu’aux différents services du C.N.E.S.) mais cette dernière peut-elle continuer à faire cavalier seul. Peut-elle avoir quelque chose à gagner en s’opposant à la recherche officielle ? N’est-il pas temps de laisser de côté les vieilles suspicions, les vieilles querelles ?


    Que restera-t-il alors aux ufologues, à ceux qui demandaient plus de coopération, lorsqu’il ne restera rien ?


Thierry Gaulin, Janvier 2009.

Par Le Cercle - Publié dans : Les institutions et la recherche sur les PAN
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 19:23

                par Gérard LEBAT (lebat1@aol.com)

Fondateur des Repas ufologiques
Responsable des Repas à Marrakech
Septembre 2009


  Les observations appelées couramment «OVNI pour Objet Volant Non Identifié» se résument  à la vision d’un objet, d’un phénomène, de lumières dans le ciel, situés à une hauteur plus ou moins élevée. Plus rarement on relève des observations d’objets d’apparence matérielle, de phénomènes lumineux, posés au sol ou à très basse altitude, laissant quelquefois des traces ou provoquant des effets secondaires sur les témoins ainsi que sur les animaux. Ces objets, phénomènes ou lumières, ont fait l’objet de relevés précis à partir d’installations radars, laissant présumer qu’ils sont dirigés par une intelligence. Ils ne correspondent pas à ce que notre technologie est en mesure de produire actuellement. Des échantillons prélevés à partir de traces ont été analysés, les rapports concluant qu’ils ont subi des actions diverses qui n’ont pu  être provoquées par l’action de l’homme en de tels lieux.

 

  En France, plusieurs Responsables se sont succédés depuis plus de 30 ans à la tête d’un organisme officiel ayant pour objet l’étude de ce phénomène. Tous, sans exception, à l’issue de leurs responsabilités ont conclu que le phénomène OVNI était bien matériel, qu’il était bien réel et qu’il était nécessaire d’intensifier les recherches sur celui-ci. Ce sont des ingénieurs, des scientifiques de formation, qui ont été chargés d’étudier le dossier Ovni durant des décennies parfois, ils sont donc les mieux placés en France pour donner de tels avis.

 

  En France et dans la majorité des pays, depuis les années 50, des chercheurs privés sérieux, des associations, des scientifiques, tous avec de faibles moyens, recensent tout ce qui a trait au dossier des Ovni et mènent des études et analyses pertinentes sur ce phénomène.  Ils   arrivent à la conclusion que les OVNI sont bien réels, qu’ils méritent d’être étudiés, que des engins quelquefois d’apparence matérielle et commandés par une intelligence sont observés sur notre planète. Beaucoup avancent prudemment qu’ils pourraient être d’origine extraterrestre. L’honorabilité de toutes ces personnes ne peut être mise en doute et la formation scientifique d’un certain nombre d’entre elles leur permet de donner une telle conclusion.

 

  A partir de ces constatations, il est mis en évidence que l’étude du dossier ovni, phénomène réel et sérieux, est nécessaire.

 

  Si de tels phénomènes, objets ou lumières sont présents dans l’espace aérien terrestre ou au sol, comme l’affirment un grand nombre d’organismes ou de personnalités, scientifiques ou non, compétentes,  ils présentent alors un danger potentiel :

- Sécurité Aérienne - Risques de collision avec un avion civil ou militaire. Risques de collisions entre avions civils ou militaires lors de la présence d’un phénomène, d’un objet ou de lumières inconnues, obligeant à des manœuvres immédiates et instinctives

- Sécurité Nationale - Violation de l’espace aérien et incapacité de la part de nos armées à faire face à ce phénomène, à le contrôler ni même à l’intercepter.

- Sécurité Sanitaire des citoyens – Dangers physiques entre autres de radiations, de brûlures etc…  observés lors de la présence de ces objets, à terre ou à basse altitude. Dangers microbiens, transmission de maladies inconnues…..

- Risques de conflits militaires : dans le cas ou ces objets, qui peuvent être d’origine extraterrestre, qui semblent commandés par une intelligence, débarqueraient sur notre planète montrant des intentions hostiles.

- Risques d’ordre psychologique pour les masses. Cela peut engendrer des paniques, suicides en grand nombre  etc… si un contact à lieu avec les occupants, extraterrestres, de ces objets.

 

  Actuellement, rien n’est fait officiellement pour faire face à de tels dangers dans le monde, bien au contraire certains pays dont les Etats-Unis ont choisi de nier catégoriquement, malgré les évidences, le phénomène Ovni. D’autres ont mis en place des commissions, services ou organismes divers dotés de faibles moyens et sans véritables objectifs en matière de recherche. Ils semblent bien souvent avoir été créés pour canaliser les actions de plus en plus virulentes des associations et des « ufologues » (1) qui s’intéressent au phénomène ovni.

 

   En l’état actuel, le dossier ovni est étudié en France par :

- Des associations privées et des chercheurs privés. Sans moyens, les études menées ont une portée très limitée. Ils contribuent essentiellement à rassembler un maximum d’observation, faire des enquêtes auprès des témoins, informer le public, le milieu politique et mettre en œuvre divers projets individuels ou collectifs destinés à contribuer à la recherche et à l’analyse du phénomène Ovni. Ils sont à l’origine de la presque totalité des documents, rapports, études et informations qui concernent le dossier des Ovnis. Ce type d’analyse et de recherche est largement insuffisant pour faire face aux risques potentiels engendrés par le phénomène, énumérés ci-dessus.

- Un organisme officiel, dépendant à la fois d’un organisme de recherche dans le domaine de l’espace et de l’Etat, créé au sein précisément du CNES, le GEIPAN (Groupe d’Etudes et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés).  De nombreuses missions ont été confiées à cette structure. On constate, quelques années après, que la majorité de celles-ci ne sont pas remplies. Les observations qui lui sont communiquées, pour leur majorité, ne font pas l’objet d’enquêtes approfondies, certaines observations, qui ont fait l’objet d’une déclaration à la Gendarmerie ou non, ne sont pas rendues publiques accentuant ainsi la perte de données relatives à ce dossier pour les analystes privés. La recherche fondamentale est inexistante. En l’état actuel cet organisme, qui peut être fermé du jour au lendemain, ne répond pas à l’attente de ce qui serait souhaitable pour faire face aux risques évoqués.

 

  Il est donc indispensable, faisant suite à ces constatations, que l’étude scientifique du phénomène ovni soit intensifiée en élaborant un véritable programme de recherche au sein d’un organisme d’Etat, indépendant, doté des moyens nécessaires à la mise en œuvre et la réalisation de sa mission. Il est mis en évidence que les chercheurs sérieux privés et les associations sérieuses privées sont des éléments incontournables. Ils sont les acteurs principaux dans les résultats obtenus à ce jour sur ce dossier, ils forment une communauté hétéroclite aux idées et concepts variés, difficiles à concilier, mais sont très actifs. Il convient qu’ils soient informés et associés à tout projet. 

 

  Ces projets peuvent émaner :

- D’entreprises privées qui engageraient des études sur le phénomène avec pour objectif d’en tirer des éléments concrets destinés à aiguiller la recherche ou à la développer dans certains domaines. L’analyse des traces par exemple, peut être révélatrice en matière de déplacement de ces engins, d’où un intérêt pour la recherche spatiale. L’étude des objets à terre ou à très basse altitude peut donner des informations sur la propulsion de ces objets, apporter des informations sur des méthodes nouvelles pour se déplacer. Les idées qui pourraient déboucher sur une avancée de nos connaissances ne manquent pas dans ce domaine.

- De l’Etat, qui mènerait des études fondamentales sur le phénomène ovni et qui mettrait en œuvre des actions en vue de faire face aux divers dangers évoqués plus haut. Il est alors nécessaire de mettre en place un organisme indépendant aux missions variées, bien déterminées et en le dotant d’un véritable pôle de chercheurs et scientifiques de bon niveau, dans les différentes spécialités utiles. Cet organisme serait doté d’un budget adapté aux programmes de recherches élaborés.

 

  Nous constatons dans l’état actuel du dossier ovni, que les recherches, analyses et prises en compte des dangers relatifs à la présence sur notre planète de ce phénomène ne sont pas satisfaisants et qu’aucun pays au monde ne s’est engagé dans un véritable programme visant à pallier à tous ces problèmes.

 

  Dans l’attente de la réalisation de ces souhaits, la seule structure qui a démontré ses capacités à sauvegarder et à développer tout ce qui a trait au dossier des ovni, est le milieu privé des chercheurs individuels et des associations.

 

  Les tâches essentielles qui reviennent de fait à cette structure, qui doivent êtres poursuivies du fait de la défaillance de l’Etat concernent :

-         La recherche des témoins ayant fait des observations d’ovni par tous les moyens médiatiques ou autres. La réalisation des enquêtes, les plus précises possibles sur ces cas et leur publication, afin qu’elles soient connues de tous, dans différentes revues spécialisées sur le dossier ovni, telles « Lumières dans la nuit » ou « Ufomania » ainsi que sur les sites Internet traitant sérieusement le dossier ovni et présentant un maximum de sécurité au niveau pérennité. (Copie régulièrement communiquées à des associations de sauvegarde des archives Ufologiques ou qui ont pris des engagements quant à ce que deviendra le site en cas de décès ou d’abandon de l’activité par exemple).

-         L’information du public de la réalité du phénomène ovni, par tous les moyens : conférences, livres, films, documentaires, revues, associations, sites Internet, actions envers la presse écrite, parlée ou télévisée débouchant sur la réalisation d’enquêtes ou articles. Il est conseillé de demander, lors de ces actions,  aux témoins de rapporter leurs témoignages de préférence auprès d’associations privées sérieuses qui assureront alors une enquête et la publication du cas dans une revue spécialisée, un livre ou tout support assurant la pérennité de l’observation. (Le témoignage sera alors mis à disposition de la communauté s’intéressant au phénomène ovni). On conseillera en complément de faire le dépôt de ce qui a été vu auprès de la Gendarmerie.

-         La collecte de tout ce qui a trait au phénomène ovni. Il convient de faire connaître à la communauté la composition de votre documentation et de prendre la précaution, en cas de décès ou le jour ou vous cesserez de vous intéresser au phénomène, qu’un organisme sauvegarde votre documentation en un lieu sûr et accessible à tous.

-         Le lancement de programmes d’études (à mener à bien) et d’idées dans le domaine de la recherche sur le phénomène. Etudes précises sur, par exemple, la mise au point de détecteurs d’ovni, basées sur des informations relevées lors d’observations, de systèmes de détection des OVNI en temps réel, d’outils collectifs destinés à aider les enquêteurs ou les chercheurs, etc..  

 

  Cet article fait le point sur certaines faces du dossier ovni, essentiellement dans notre pays. Il n’est pas limitatif et chacun peut apporter sa contribution en contactant l’auteur.

 

 (1) : Ufologues qui vient de l’anglais UFO (Unidentified Flying Object) est le terme aujourd’hui couramment employé pour désigner les personnes qui s’intéressent activement au phénomène des OVNI.

Par Le Cercle - Publié dans : Faut-il prendre les P.A.N. au sérieux? Oct. 2009
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 23:23
Par Jacques PATENET
Ancien Responsable du G.E.I.P.A.N. (C.N.E.S.)

Il y a 40 ans que les autorités américaines pensent avoir répondu à cette question. En 1969, le très controversé rapport Condom conclut en effet que les PAN ne présentent ni risque pour la sécurité du territoire ni intérêt scientifique, les renvoyant ainsi au rayon des farces et attrapes.

 

Alors, faut il balayer d’un revers de main les milliers de témoignages d’observations rapportés à travers le monde et considérer les ufologues qui enquêtent à longueur d’année comme des doux dingues désoeuvrés à l’imagination débordante ne servant qu’à alimenter les colonnes de journaux en mal d’informations croustillantes durant la période estivale ?

 

Et même si la grosse majorité des observations résultent de confusion avec des objets ou des phénomènes naturels doit on pour autant renvoyer les témoins à leur ignorance parce que dans des conditions particulières, ils n’ont pas su identifier la Lune, Vénus ou un avion ?

Et même si beaucoup d’observations demeurent inexpliquées faute d’informations ou d’enquêtes suffisamment documentées, faut il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain et considérer que tout cela n’est que tentative pour faire passer des délires de témoins pour des visites extra terrestres ?

 

Bien sur, vous serez tous unanimes pour dire que tout cela n’est pas sérieux et que les PAN méritent mieux. Mais qu’avons-nous à opposer à ces jugements à l’emporte pièce ?

Depuis 60 ans, l’étude des PAN a t elle changé quelque chose à la vie quotidienne de nos concitoyens ? Je ne le pense pas.

A-t-elle permis des découvertes scientifiques nouvelles ? Non, mais à l’inverse, des découvertes scientifiques ont permis d’expliquer certains PAN.

A-t-elle permis d’avancer sur l’existence éventuelle de civilisations extra terrestres ? Non, nous sommes toujours d’une ignorance abyssale sur ce sujet.

 

Alors, faut il s’entêter et continuer à s’acharner sur l’étude des observations ou céder aux sirènes qui nous chantent l’air de l’abandon ?

Eh bien non, malgré tout je considère que les PAN méritent d’être pris au sérieux, et cela pour trois raisons.  On ne sera d’ailleurs pas surpris de constater que ce sont également les raisons pour lesquelles le CNES n’a jamais cessé d’étudier les PAN depuis 1977 :

 

L’apport sociologique est indéniable car il est nécessaire que ceux de nos concitoyens ignorants des phénomènes qui nous entourent trouvent une réponse objective à leurs interrogations. On a vu à quelles catastrophes humaines peuvent conduire la récupération et l’exploitation de cette ignorance par les charlatans, escrocs et autres gourous. Le succès de la  publication des archives du GEIPAN et l’augmentation considérable des témoignages qui a suivi montre l’attente du public et son besoin de trouver des explications auprès d’organismes sérieux et indépendants. C’est un succès incontestable du GEIPAN et cette seule raison justifierait à mon sens pleinement son existence.

 

La recherche scientifique justifie également que l’on prenne les PAN au sérieux. Comme je l’ai dit précédemment l’étude des PAN n’a pas permis de faire avancer la science, mais à l’inverse, qu’avons-nous à proposer à la communauté scientifique ? Les rapports de près de 40 ans d’enquêtes, pour ne parler que la France, contiennent ils suffisamment des données utilisables ? Je ne le pense pas et il ne faut donc pas être surpris du désintérêt des scientifiques en la matière.

Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras, il faut améliorer les techniques d’enquêtes, s’attacher à identifier et collecter des données précises, des éléments factuels, mesurés et incontestables. Ce n’est qu’à ce prix que nous avancerons et que nous pourrons proposer des pistes d’études recevables par la communauté scientifique.

 

Enfin, la sécurité nationale justifie également que l’on s’intéresse aux PAN. Même si aucun incident n’ai jamais été à déplorer, du moins officiellement, il ne fait aucun doute que de nombreux états, Etats-Unis compris malgré les affirmations du rapport Condom, s’intéressent aux PAN pour cette seule et unique raison. Quoi de plus normal d’ailleurs, car quel état prendrait le risque, même minime, de voir son espace aérien traversé par des engins inconnus et non identifiables ? Il est très dommage dans ces conditions, que certains de ces états tentent de masquer leur ignorance en désinformant les populations et en ridiculisant le sujet.

 

Comme on le voit, la tâche est immense mais si l’enjeu ultime est de pouvoir un jour valider ou rejeter l’HET, il me semble que cela vaut vraiment la peine de prendre les PAN au sérieux et de leur consacrer les efforts et le moyens qu’ils méritent.

Par Le Cercle - Publié dans : Faut-il prendre les P.A.N. au sérieux? Oct. 2009
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